Les compositions de la pianiste et claviériste montréalaise Virginie Reid tiennent de doux paradoxes qui révèlent un univers sensible, d’une profondeur à la fois touchante et puissante. Instrumentale en évoquant des mots, électronique tout en se déployant organiquement, sa musique rejoint la définition enoesque de l’ambient, i.e. on la visite comme un lieu, comme un état – qui fait du bien, qui fait œuvre utile. Notamment connue comme claviériste et choriste de Klô Pelgag et via le projet La Renarde, elle se met aujourd’hui en lumière à son tour, et c’est un baume qu’on accueille : en compagnie de Jérémi Roy (contrebasse, synthés), elle revisite les pièces de son plus récent album Mille Soleils à l’oeil nu.